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Publié par Bénard

Néologisme que nous devons à la doctrine italienne du XIXe siècle (de l'italien "temere", craindre, qui inspire la crainte). Pour les positivistes l'être humain est un animal parmi d'autres, déterminé par ses instincts intérieurs, et soumis à des stimuli extérieurs ; il est dépourvu d'âme, de conscience et de libre arbitre. Celui qui est trop fortement soumis à des influences négatives, en raison de son tempérament, de son hérédité, de son milieu familial ou de son environnement social, de son appartenance à tel groupe culturel, politique ou religieux, présente un caractère dangereux pour la collectivité. Sa " témibilité " en fait élément social redoutable.

Trousse (Novelles de droit pénal belge) : La témébilité, qu'on appelle aussi la périculosité ou la redoubabilité, est l'inclination, la prédisposition de l'individu à l'infraction, elle est son "potentiel criminel", la probabilité majeure qu'il commette une infraction. C'est l'état dangereux de l'individu.

Pinatel (La criminologie) : Le diagnostic criminel a pour but de préciser l'état dangereux du sujet, c'est-à-dire sa témibilité ou capacité criminelle, d'une part, son degré d'inadaptation sociale, d'autre part... L'égocentrisme, la labilité, l'agressivité et l'indifférence affective doivent permettre l'appréciation de la témibilité.

Ferri (Sociologie criminelle) : Au critérium classique du dommage causé... M. Garofalo opposait celui de la perversité (temibilità) du criminel.

Garraud (Précis de droit criminel) : Pour le juge, c’est moins le délit qu’il s’agit d’apprécier, en fixant la peine, que le délinquant ; et ce qu’il traduit, dans sa sentence, c’est surtout son évaluation de la culpabilité ou de la témibilité de celui-ci.

Escarra (Le droit chinois), parle du véritable génie qu’ont eu les criminalistes chinois, créateurs subtils et raffinés de toutes les théories pénales, depuis l’analyse casuistique de l’intention jusqu’à l’appréciation de la « témibilité », en passant par la complicité, les excuses, les circonstances atténuantes, la récidive, le cumul d’infractions, etc.